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Obtenir un crédit immobilier est une grande étape dans la vie d’un ménage. Mais depuis ce début d’année, certaines données montrent que les conditions d’octroi de crédit sont de plus en plus difficiles.

Les nouvelles règles du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) font peser des contraintes supplémentaires sur les banques. Parmi ces nouvelles règles, on retrouve le taux d’endettement limité à 35 % et une durée de financement de 25 ans au maximum. De ce fait, pour les primo-accédants et les ménages les plus modestes, l’accès au crédit immobilier s’est complexifié. 

Depuis le début d’année 2022, 3 chiffres font craindre un durcissement de l’accès au prêt immobilier.

1. Les taux d’intérêt immobiliers remontent

1,09 % : voici le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers obtenus en février 2022. Un taux toujours bas, mais qui commence une remontée. En comparaison, ce taux était de 1,04 % en octobre 2021, puis de 1,07 % en janvier 2022. La hausse des taux immobiliers donne la tendance et fait craindre de nouvelles augmentations au cours des prochains mois.

Cependant, on peut nuancer tout de même ces propos, en fonction de la durée d’emprunt. Si, toutes durées confondues, le taux moyen est de 1,09 %, sur des durées plus longues, l’augmentation est moins marquée. Et la raison est simple : Les banques cherchent toujours à préserver l’accès au crédit des primo accédants à la propriété et de certains primo investisseurs. Ainsi, sur 25 ans, le taux d’intérêt moyen est de 1,17 % en février 2022, contre 1,13 % en décembre 2021. Sur la même période, les crédits immobiliers souscrits sur 20 ans ont franchi la barre des 1 %, passant de 0,99 % à 1,03 %. Et sur 15 ans, le taux moyen est désormais de 0,93 % contre 0,86 % en 2021.

2. La baisse du nombre de dossiers acceptés pour loctroi de créditoctroi de crédit

Puis, on constate un nombre de dossiers de prêt acceptés en diminution. En comparaison avec la même période en 2021, les mois de janvier et de février 2022 ont enregistré une baisse de 1,5 % du nombre d’octroi de crédit. Conséquence de la mise en œuvre des règles du HCSF ? Il est délicat d’établir un lien, mais janvier et février 2021 avaient été impactés par la crise sanitaire liée au coronavirus. Pour une comparaison plus juste, il faudrait donc patienter encore un peu. En revanche, en volume, le montant des crédits immobiliers accordés a évolué positivement, en parallèle avec une augmentation des prix de l’immobilier.

3. L’allongement de la durée des crédits immobiliers 

Depuis plusieurs années, la durée des prêts immobiliers s’est allongée. Par exemple, elle était de 13,6 ans en 2001 (163 mois), et s’est établie à 19,9 ans en février 2022. Plusieurs facteurs sont en cause. Tout d’abord, l’augmentation des prix du foncier, qui a donc nécessité une adaptation de la durée d’emprunt. Il faut également souligner la nécessité de respecter désormais la règle des 35 % de taux d’endettement. Et pour faire diminuer la mensualité d’un crédit, la variable la plus importante est la durée du financement accordé. Évidemment, plus la durée est longue, plus la mensualité baisse, et plus le taux d’endettement est réduit. C’est pour cette raison que 63,7 % des crédits immobiliers destinés à l’acquisition d’une résidence principale sont octroyés sur une durée comprise entre 20 et 25 ans. C’est la proportion la plus élevée jamais constatée.

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